Les adipocytes (cellules graisseuse) : Les adipocytes sont des cellules présentes dans les tissus adipeux, spécialisées dans le stockage de la graisse. Les adipocytes sont donc nos réserves d'énergie. Ils stockent les lipides jusqu'à un volume cellulaire critique situé entre 70 et 120 μm. Au-delà de cette taille maximale, l'adipocyte, ne pouvant plus stocker de graisses, déclenche la formation d'une nouvelle cellule de stockage, le pré-adipocyte
Habituellement, le nombre d'adipocytes augmente jusqu'à l'âge de 15 ans et cette multiplication (hyperplasie) est particulièrement importante durant la première année de la vie. Il est donc important de veiller à l'alimentation des enfants jusqu'à l'adolescence pour éviter de préparer un terrain favorable à l'obésité à l'âge adulte.
Après 15 ans, on dispose ainsi normalement d'un nombre fixe d'adipocytes. Lorsqu'on grossit, on commence par remplir ses adipocytes sans en multiplier le nombre. Déjà huit fois plus gros qu'une cellule classique, un adipocyte peut grossir jusqu'à multiplier sa taille par 50 (phase hypertrophique).
Contrairement à une idée largement répandue, si cette hypertrophie n'est pas suffisante et que l'apport en graisses est trop important pour être emmagasiné dans nos quelque vingt milliards d'adipocytes, ceux-ci vont se diviser et se multiplier, c'est la phase hyperplasique qui peut multiplier par 10 le nombres d'adipocytes (pour atteindre 200 milliards). Pour maigrir, on peut vider les adipocytes de leur surcharge lipidique (lipolyse à l'aide de lécithine) mais on ne peut jamais en réduire le nombre (sauf avec une liposuccion). C'est pour cette raison qu'on reprend très facilement le poids perdu après l'arrêt d'un régime hypocalorique.
L'alopecie (perte de cheveux) : En dermatologie, l'alopécie désigne l'accélération de la chute des cheveux et/ou des poils. Le terme vient du grec alopex (renard) à cause de la chute annuelle des poils de cet animal.
On distingue cinq types d'alopécies :
- l'alopécie androgénétique héréditaire est la plus fréquente : elle se manifeste par une diminution du volume des cheveux, voire une calvitie, et touche 70% des hommes ;
- l'alopécie aiguë : elle peut être liée à un traitement par chimiothérapie, un stress, des carences alimentaires importantes, une carence en fer, des troubles hormonaux, une irradiation aiguë ;
- l'alopécie localisée : elle peut être provoquée par des problèmes de peau (tumeur, brûlure, pelade), une radiothérapie ou des parasites (teigne, lichen).
- l'alopécie congénitale.
- l'alopécie Areata qui semble être d'origine auto-immune (mécanisme de médiation cellulaire) qui se caractérise par une atteinte en "patch" plus ou moins gros et à un ou plusieurs endroits. Cette forme de pelade peut atteindre toute la tête et on parle d'alopécie Totalis et parfois l'ensemble du corps c'est l'alopécie Universalis et dans ce cas il n'y a plus aucun poil ni cheveu sur l'ensemble du corps.
Interessons-nous à la plus courante : l'alopecie androgénétique.
L'alopécie androgénétique est une perte graduelle des cheveux due à l'influence des hormones mâles. Elle se manifeste généralement entre 40 et 50 ans, chez 70% des hommes en moyenne, mais, dans certains cas, elle peut apparaître dès 18 ans. L'hormone qui cause cette perte de cheveux serait la DHT. Cette perte de cheveux commence généralement au niveau des golfes (le devant de la tête) et du vertex (l'arrière de la tête). Elle se caractérise par un affinement des cheveux et une chute qui peut être brusque chez certains individus et plus lente pour d'autres.
Si les premiers cheveux commencant à tomber se situent près des tempes et du vertex c'est tout simplement parce-que les recepteurs hormonaux des cellules capillaires (cellules à l'origine de la pousse des cheveux) sont plus receptifs que ceux des autres endroits de la chevelure. Le reste des cellules étant donc touché plus tardivement.
La salive : La salive est un liquide biologique sécrété par les glandes salivaires, à l'intérieur de la bouche. Elle joue un double rôle d'humidification des muqueuses et de préparation des aliments pour leur digestion. Elle possède également un rôle antiseptique et un rôle de protection de l'½sophage.
D'une personne à l'autre, la sécrétion peut varier de 500 à 1200ml par jour : 70% d'origine parotidienne, 20% submandibulaire (la production des autres glandes étant relativement négligeable).
Compte tenu de sa riche composition, la salive pourrait un jour remplacer les prises de sang. Une première étape clé dans cette voie vient d'être franchie grâce au décryptage complet du protéome salivaire. 1166 protéines différentes ont en effet été identifiées dans la salive.
La majorité des protéines présentes dans la salive sont impliquées dans les voies de signalisation activées par le corps en cas d'infection ou de lésion organique.
Des études précédentes (Journal of Proteome Research) ont déjà prouvé qu'elles constituaient un bon indicateur pour diagnostiquer les cancers buccaux ainsi que l'infection par le virus du SIDA. Cette liste sera bientôt élargie pour inclure des principales causes de décès comme le cancer et les maladies du c½ur. Si cette hypothèse se confirme, les médecins disposeront ainsi d'un nouvel outil de diagnostic plus aisé à mettre en ½uvre et également moins coûteux, adapté, par exemple, pour des campagnes de dépistage ou la pratique de la médecine humanitaire
En dissolvant des aliments, la salive permet de détecter leur goût
Une bonne odeur ou la vue d'un gâteau peut nous faire saliver. La salivation peut aussi être provoquée par une sensation agréable autant que par le contact mécanique avec les aliments. Seulement la moitié du litre (environ) de salive produite par jour est secrétée lors des repas. L'autre moitié permet d'humecter les muqueuses de la bouche et de prévenir les infections, notamment ... les caries
Les larmes : Chez tous les mammifères, y compris l'être humain, les larmes sont des gouttes d'un liquide biologique salé ; le liquide lacrymal, secrété par les glandes lacrymales, au niveau des yeux. Les gouttes d'eau salée appelées larmes nettoient et protègent l'½il, surtout lorsqu'il est sale, par exemple si une poussière s'y trouve. Elles peuvent être activées lorsque le système nerveux analyse un danger au niveau de la cornée tel que de l'acide sulfurique qui attaque l'½il lorsqu'on épluche un oignon. Dans ce cas le déclenchement du larmoiement permet de diluer l'acidité et de la chasser de la paroi oculaire.
Elles trahissent généralement un état de tristesse ou de douleur, bien qu'elles puissent apparaître en d'autres circonstances émotionnelles : joie, rire..., ou suite à une agression de l'½il : gaz lacrymogène, oignon, ...
Rôle des larmes :
- Oxygénation de la cornée :
La cornée est l'un des rares organes qui ne soient pas irrigué par des vaisseaux sanguins, cela troublerait notre vision. Il a alors fallu mettre en place un autre système pour nourrir ces cellules et assurer leur respiration.
Le liquide lacrymal, contenant de l'oxygène et des nutriments, peut effectuer les échanges gazeux et nutritionnels avec les cellules de la cornée, comme le ferait un vaisseau capillaire, sans troubler notre vision.
L'oxygène présent dans l'air en contact avec les larmes va également se dissoudre pour être ensuite transféré dans les cellules de la cornée
- Protection de la cornée :
Les cellules de la cornée sont très exposées au danger, sans les larmes elle seraient en contact direct avec l'air et tous ses dangers.
Le lyzozyme est une enzyme lytique présente dans les larmes, le mucus nasal et dans la majorité des tissus et sécrétions. C'est un antibiotique naturel inhibiteur par lyse (dissolution ou destruction par un acide aminé), de nombreuses bactéries pathogènes. Grâce à sa présence dans le liquide lacrymal, les bactéries sont détruites
Les larmes chez les femmes : Elles pleurent en moyenne quatre fois plus que les hommes après la puberté. Ceci est lié à la production de certaines hormones comme la prolactine, hormone responsable de la lactation après l'accouchement, de l'absence d'ovulation et du déclenchement des larmes. Après un accouchement, elles sont plus présentes dans l'organisme, ce qui augmente leur efficacité jusqu'à deux fois. C'est pour cette raison biologique que les femmes pleurent entre 4 et 8 fois plus que les hommes à l'âge adulte.
En quoi est-ce utile de pleurer suite à une émotion ?
La composition des larmes évacuées à la suite d'une émotion est très différents des larmes créées en permanence ou des larmes-réflexes. Les pleurs d'émotion contiennent en effet plus de protéïne, d'hormones, dont la prolactine mais aussi la leucine encéphalique qui agit sur la douleur. Le message nerveux qui provoque les larmes entraîne également la production d'antalgiques naturels (d'origine non médicamenteuse). On retrouve également dans ce type de larmes les molécules responsables du stress ou des toxines apparues sous l'effet du stress. Une étude a même calculé que pleurer diminuait la tristesse ou la colère de 40% environ
L'apoptose : L'apoptose est une programmation d'autodestruction des cellules. Par exemple l'apparition des doigts chez le foetus humain est une apoptose.
Au début de sa formation la main ressemble à une nageoire plate semblable à celle d'un poisson ou d'un phoque. Puis les cellules se trouvant entre les doigts meurent, permettant de sculpter la main humaine. Le "suicide" de ces cellules est necessaire à l'existence de la forme de la main. C'est la fin de notre phase "poisson". De même la disparition de la petite queue à l'arrière des fesses du foetus suit un processus identique.
L'autodestruction de cette queue signifie la fin de notre phase "animal primitif" pour dessiner la colonne vertébrale sans queue qui définit l'humain.
Dans le monde végétal l'apoptose se manifeste de même par la chute des feuilles de l'arbre en automne. Celà lui permet de se régénérer.
Chaque année l'arbre fabrique des cellules qui serviront à son evolution mais qui devront disparaitre pour que cette evolution puisse se poursuivre.
Dans le corps humain toutes les cellules sont constamment en train de demander au cerveau quelle est leur utilité et leur mission. Le cerveau indique à chaque cellule comment croitre et evoluer, mais à certaines il peut demander de mourir.
La compréhension du phénomène d'apoptose ouvre des voies dans la recherche, nottamment sur le cancer. Le cancer résulte en effet de cellules qui refusent d'obtempérer aux messages d'apoptose. Elles continuent de croitre malgré tous les signaux de demande d'autodestruction que leur envoie le cerveau. Certains scientifiques estiment que c'est parce-que ces cellules refusent de se suicider et recherchent de manière "égoïste" l'immortalité par la prolifération que l'ensemble du corps va finalement périr.
Petite Rubrique "Bon A Savoir" :
- C'est en automne et en hiver qu'il y a le plus de rhumes car le risque de contamination augmente dans les lieux confinés.
- L'abus de produits sucrés accroit le risque de caries car les bactéries se repaissent de sucre et secrètent des acides
- On utilisait jadis des asticots pour guérir les plaies. Certains medecins renouent avec cette methode car ces animaux, qui dedaignent les tissus vivants, mangent le tissu mort et les bactéries.
- En temps normal le corps perd environ 200 ml de sueur par jour, et jusqu'à 1 litre par heure quand il fait très chaud. Mais dans un climat humide, la sueur s'évapore mal. La régulation thermique se fait moins bien et la peau reste moite.
- Le venin d'abeille est préconisé par certains medecins dans le traitement de l'arthrite. Injecté dans l'articulation, il soulagerait les douleurs et réduirait la tuméfaction des tissus .Les phéromones émises par les abeilles agressives sentant un peu la vieille chaussette, pour eviter d'etre attaqués, les apiculteurs se changent souvent.
- Le perce-oreille doit son nom à la croyance, heureusement fausse, selon laquelle il pourrait s'introduire dans l'oreille durant la nuit, percer le tympan et aller dans le cerveau !
- Le suc gastrique rend le vomi suffisament acide pour abîmer la peinture et même attaquer le marbre (voilà pourquoi vos dents n'apprécient pas trop le vomi non-plus ;) )
- Avant l'invention au XIXeme siecle de l'ampoule electrique, les adultes dormaient en moyenne 10 heures par nuit.
Quelques termes de medecine sympas à ressortir quand vous avez envie de vous la peter dans une conversation banale :
- ablépharie => absence de paupière
- acholie => suppression de la secretion biliaire
- abasie => Incapacité de marcher, alors que le tonus, la force musculaire, la sensibilité et la coordination restent intacts.
- canitie => blancheur, decoloration
- asialie => absence de production de salive
zephyx qui joue encore au docteur